Lycée

Saint-Jude l’émotion du bac au rendez-vous

Des dizaines d’élèves, des parents et des professeurs sont arrivés dès 9 h à Saint-Jude. Vers 9 h 30, les résultats sont tombés. Entre cris de joie et larmes, chacun a vécu un moment dont il se souviendra longtemps.

« Moi je suis là pour ma fille, mais je suis confiant », raconte ce papa devant le foyer de l’institution Saint-Jude. À côté, des groupes de lycéens qui essaient de gérer la pression. On évoque les sujets, on se parle des vacances qui se profilent, d’un job d’été que certains ont déjà commencé, on s’amuse de recevoir, déjà, des SMS de la famille. Bref, on attend.

« La mention, je ne m’y attendais pas »

Une attente qui ne sera pas si longue puisqu’à 9 h 30, les résultats ont été affichés. Et là, comme chaque année, les élèves ont crié, pleuré, se sont serrés dans les bras… « J’ai eu la mention, je ne m’y attendais pas », raconte à qui veut l’entendre cette lycéenne émue. Un peu plus loin, une jeune fille, téléphone à l’oreille, annonce les résultats à ses proches. Sa maman, juste à côté, assure dans son rôle d’assitante mouchoir. Parmi les lycéens aussi, des professeurs qui félicitent ou consolent leurs élèves. Il y a aussi cette amie, qui a la lourde tache de prévenir une de ses amies par téléphone. « Tu passe l’oral. Je ne sais pas combien de points il te manque, les notes ne sont pas encore affichées. »

Préparer les élèves à l’oral

Pour le proviseur de Saint-Jude, qui a vécu ses derniers résultats du bac, le bilan est plutôt bon. Saint-Jude compte 245 reçus et 200 mentions sur 262 élèves. Mais la priorité reste les dix-sept élèves qui passent l’oral. « On va les aider », confiait hier midi Nicolas Carlier.

Du côté de Gustave-Eiffel, le proviseur est plutôt satisfait du cru 2015. « Dans l’ensemble, c’est très bon », résume Xavier Swanepoel. « Nous avons 10 % de rattrapage, c’est un peu plus que l’an dernier, et 60 % de mentions mais quand on attend les 97-98 % de réussite, c’est difficile de faire mieux. »

Du côté de Paul-Hazard, la direction a le regard tourné vers vendredi. « Je ne fais pas de commentaire avant la fin des oraux de rattrapage. Vendredi, le match sera fini. » Le proviseur annonce quand même autant de mention Très bien que l’an dernier et une tendance à la stabilité.
Performances et mentions

Les meilleures notes

À l’institution Saint-Jude, pas de vingt sur vingt cette année, mais un 19,28 sur vingt pour Tara Joseph en section scientifique.

Pour la petite histoire, Tara est la petite sœur de Floriane, qui avait décroché 20,56 sur vingt l’an dernier, devenant meilleure copie du bac L en philosophie de France. Elle était en hypokhâgne cette année dans le lycée parisien Henri-IV.

Les autres records 2015 pour Saint-Jude sont en terminale économique et sociale avec un 18 de moyenne générale ; en terminale littéraire avec un 17, 48 de moyenne générale et en terminale STPM gestion et finance avec un 16,25.

Les mentions à saint-Jude

Avec 200 mentions sur 262 candidats, voici les détails des distinctions : 43 mentions Très bien, 66 mentions Bien et 76 mentions Assez bien.

Le lycée Saint-Jude se distingue au Business Game

Fin mars, a débuté le tournoi académique de gestion. Un projet inédit à cette échelle qui concernait près de trois mille six cents élèves de première Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG). Organisé en collaboration avec l’ordre des experts-comptables de la région, il proposait une simulation d’entreprise par ordinateur et s’est déroulé en trois phases. Une première voyait s’affronter les élèves d’un même lycée. Une deuxième opposait les équipes gagnantes à sept autres établissements, à distance. Le 3 juin, la finale a réuni les neuf équipes restantes au siège lillois du conseil de l’ordre.

L’épreuve supposait de prendre des décisions opérationnelles concernant une entreprise fictive. « Il s’agissait pour les élèves de mettre en application ce qu’ils ont vu en cours », rappelle M. Origi, enseignant à Saint-Jude. « Ils devaient s’assurer de la satisfaction des clients, de la rentabilité, de la gestion des stocks et de la trésorerie. » Lors de la finale, les équipes avaient entre vingt et quarante minutes pour faire des choix concernant le prix de vente du produit, la publicité et les objectifs de production.

Quatrièmes

L’équipe du lycée, composée de Mélissa, Manon, Margaux et Tom, s’est qualifiée pour la finale et est arrivée à la quatrième place. Une belle performance quand on sait qu’au départ près de six cents équipes concouraient. « On ne prenait pas ça trop au sérieux au début, mais quand on a été qualifié pour la finale, on s’est plus impliqué », raconte Mélissa.

L’objectif annoncé par les organisateurs du tournoi était de susciter des vocations de manière ludique alors qu’il y a actuellement des difficultés pour recruter des experts-comptables. Un défi pas totalement relevé. Dans la classe STMG du lycée Saint-Jude, seulement quatre élèves sur treize ont décidé de prendre la spécialité gestion et finance en classe de terminale. « Il y a trop de calcul en compta ! », explique Margaux qui, malgré son bon classement au concours, a opté pour la spécialité mercatique.

« Les études en comptabilité sont pénalisées par l’image qu’elles renvoient : celle du comptable isolé dans son bureau. Aujourd’hui, il y a eu des changements, une grande partie du métier repose sur des analyses comptables et du travail relationnel », expose M. Origi.

Classement 2013 des lycées du Nord - Pas-de-Calais : St Jude 8ème

Quel lycée choisir pour mon fils, ma fille ? Sur quels critères ? C’est en ce moment que se prend la décision pour les élèves de troisième.
Pour la dix-neuvième année consécutive, nous publions notre classement des 139 lycées d’enseignement général et technologique ainsi que celui des 138 lycées professionnels de l’académie de Lille. Il est basé sur les indicateurs de performances de l’Éducation nationale.
C’est un éclairage utile au moment du choix mais ce ne peut être le seul critère. "Le taux de réussite au bac : primordial ? C'est bien souvent le premier chiffre que regardent les parents fébriles au moment de franchir les portes d'un lycée. Un indicateur pertinent, certes, mais il n'est certainement pas le seul. L'efficacité d'un établissement réside aussi dans sa faculté à accompagner ses élèves pendant toute la scolarité et de les amener jusqu'au bac, après les avoir fait passer de seconde à première, puis de première à terminale, quelle que soit l'origine sociale des élèves.

Voilà pourquoi plusieurs établissements annonçant des taux de réussite de 100 % au bac ne s'imposent pas en haut du tableau.


Accès au bac : un critère modifié. Jusqu'à il y a deux ans, l'Éducation nationale prenait en compte le taux d'accès de la seconde au bac (trois années d'enseignement, donc). Désormais, le tableau évoque le taux d'accès de la première au bac. Exit les secondes.

Pourquoi donc ? Selon le rectorat de Lille, la réforme du lycée a multiplié les choix d'options en seconde, avec possibilité de changer d'options, d'établissements et/ou de se spécialiser à partir de l'année suivante. C'est à partir de la première que s'effectueraient donc les véritables choix d'orientation à plus long terme. Certains établissements ont même mis leurs secondes en réseau, avec possibilité de passerelles des élèves. Pour le rectorat, les critères d'accès d'une classe à l'autre sont désormais plus pertinents de la première à la terminale.

Ils n’évitent pas cependant un large écueil : celui d’une sélection à l’entrée de la première, reproche que l’on fait régulièrement aux « boites à bac ».

 

Comment apprécier les résultats d’un lycée ?

Les indicateurs de valeur ajoutée des lycées évaluent non seulement la réussite des élèves de terminale d’un établissement au baccalauréat, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves de seconde jusqu’à l’obtention de ce diplôme, en prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques et scolaires des élèves.

Ils offrent en cela une analyse plus fine que le taux de réussite au baccalauréat qui ne permet pas d’apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements et le parcours scolaire des élèves depuis leur entrée au lycée jusqu’au baccalauréat.

Trois indicateurs sont utilisés pour mesurer la « valeur ajoutée » d’un établissement :
•    le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la proportion de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat ;
•   le taux d’accès au baccalauréat, qui est la proportion d’élèves de seconde ou de première qui obtiennent le baccalauréat en restant dans l’établissement ;
•    la proportion de bacheliers parmi les élèves qui quittent l'établissement.

Il ne s’agit donc pas pour le ministère de l’éducation nationale de réaliser un classement des lycées mais de proposer, à travers cette notion de « valeur ajoutée », une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d'un établissement.

Pour consulter les indicateurs de performances de l’Éducation nationale :
www.education.gouv.fr/indicateurs-resultats-lycees

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La journée de l'Amitié d'ABH Train Rouge

L'association ABH Train Rouge vient d'organiser une journée de l'Amitié. "Comme à chaque mois d'octobre. Il s'agit de retrouvailles pour une grande partie des personnes qui ont pris part au pèlerinage diocésain, à Lourdes, en juin : les amis malades, la famille du Petit Train de l'amitié (le monde du handicap), les hospitalières et brancardiers ainsi que plusieurs lycéens de Saint-Jude et de Paul-Hazard.

 


Le prochain pèlerinage se déroulera du 14 au 19 juin 2012.
Contacts : secrétariat au Tél : 03 20 23 51 76."

Cent trente lycéens ont dit « non à la réforme Chatel »

Une centaine de lycéens ont manifesté hier dans les rues d'Armentières contre la réforme Chatel. "Parti du quartier des écoles, autour de Paul-Hazard, Saint-Jude et Gustave-Eiffel, le cortège est passé par l'internat de Gustave-Eiffel avant de se diriger, sous bonne escorte policière, vers le boulevard Faidherbe avant de remonter la rue Sadi-Carnot pour rejoindre l'hôtel de ville. Quelques mètres de plus et ils étaient devant le lycée Île-de-Flandre. La mobilisation n'était pas négligeable en cette fin de trimestre et par ce froid enfin hivernal.

Bien couverts, les lycéens s'opposaient à la réforme Chatel. « La diminution des horaires dans certaines disciplines rendant par exemple optionnel l'enseignement de l'histoire-géographie aux élèves de terminale S a suscité l'indignation d'intellectuels et de l'opposition », fait remarquer Guillaume qui, comme certains élèves, se « lève contre l'oppression des lois du gouvernement ».

Parti du quartier des écoles, le cortège a rassemblé des lycéens de Saint-Jude, G.-Eiffel, Paul-Hazard avant d'aller à Île-de-Flandre.


Avec l'individualisation des parcours et l'autonomie plus grande des proviseurs « On aura plus LE bac mais un bac » qui n'aura pas la même valeur selon l'établissement. Le rapprochement avec le monde de l'entreprise leur fait craindre l'instauration d'« un bac McDo ».

D'autres axes de revendication se dessinent. En premier lieu les suppressions de postes. Ils revendiquent « l'embauche massive de personnel éducatif jusqu'à atteindre un maximum de 25 élèves par classe (20 en zone d'éducation prioritaire). Ils exigent le retrait de la réforme Darcos dans les 123 lycées test. Ils appellent à « une réforme ambitieuse par et pour la communauté éducative ».

Ils refusent l'application des mesures sécuritaires (portiques, équipes mobiles), « alors que l'on détruit l'encadrement dans nos lycées. Ces mesures ne résolvent aucun problème de violence et ne font que les déplacer. » Favorables au maintien de la carte scolaire, plus égalitaire selon eux, ils sont en outre contre la réforme du Bac professionnel en trois ans au lieu de quatre."